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50

\\ COFINIMMO \\

STRATÉGIE IMMOBILIÈRE EN ACTION

Contraintes budgétaires :

recherches de solutions moins

coûteuses pour la société

Parallèlement, les dépenses dans le

secteur de la santé représentent une

part croissante du PIB : en Belgique, en

France, aux Pays-Bas et en Allemagne,

cette part se situe entre 10 % et 12 % selon

le pays. Dans un contexte de restrictions

budgétaires, les acteurs privés sont de plus

en plus souvent amenés à prendre le relais

du secteur public. On observe par ailleurs

une tendance à rediriger les patients de

longue durée ou les cas moins complexes

vers des établissements moins techniques

et moins coûteux. Ainsi, le segment des

ZBC , ou cliniques privées de taille

moyenne spécialisées dans des disciplines

médicales peu complexes (dermatologie,

ophtalmologie, orthopédie, etc.), est en

plein essor aux Pays-Bas.

Professionnalisation des opérateurs

Il existe trois types d’opérateurs dans le

secteur de la santé : les opérateurs publics,

les opérateurs du secteur non marchand

et les opérateurs privés. La répartition des

parts de marché entre ces différents types

d’acteurs varie d’un pays à l’autre. Dans

le segment des maisons de repos et de

soins, la Belgique offre la situation la plus

équilibrée : chaque type d’exploitant y

représente un tiers du marché. À l’inverse,

aux Pays-Bas, le secteur non marchand

occupe une position de quasi-monopole.

L’Allemagne et la France présentent des

situations intermédiaires.

Dans le secteur privé, on constate

une fragmentation importante, de

nombreux acteurs exploitant un seul

établissement. En Belgique et en

France, et plus récemment aussi en

Allemagne, on observe toutefois une

tendance à la consolidation. L’exemple

le plus emblématique concerne la

fusion en 2014 de Korian et Medica, deux

opérateurs français, suivie d’acquisitions

à l’étranger, ce qui a donné naissance à

un ensemble qui exploite plus de 72 000

lits répartis sur 715 sites dans quatre pays.

La consolidation assure notamment aux

exploitants une meilleure répartition

des risques, un accès plus aisé au

financement, une relation plus fréquente

avec les autorités publiques et certaines

économies d’échelle.

ENVIRONNEMENT

LÉGAL FAVORABLE

Comme le secteur public intervient

dans le financement des soins de santé,

ce marché est fortement règlementé.

C’est notamment le cas du marché des

maisons de repos et de soins. En Belgique

et en France, par exemple, l’ouverture

ou l’extension d’une maison de repos et

de soins nécessite l’obtention préalable

d’une autorisation en vue d’opérer un

certain nombre de lits. Cette autorisation

est délivrée par les autorités publiques.

Comme ces dernières financent jusqu’à

50 % des frais d’hébergement et de soins,

le nombre d’autorisations octroyées par

zone géographique est limité, compte

tenu des besoins dans chaque zone

et du budget disponible. Si, dans un

contexte de restrictions budgétaires,

ceci limite le potentiel de croissance de

certains acteurs, cette restriction constitue

également une barrière à l’entrée et donc

une protection pour les opérateurs déjà

actifs sur le marché.

BAUX À LONG

TERME AVEC LES

EXPLOITANTS

Une des caractéristiques principales du

marché immobilier de santé, et un de ces

principaux attraits pour les investisseurs,

est la longue durée des baux conclus

avec les opérateurs. En France, la durée

initiale des baux s’élève en général à

12 ans, aux Pays-Bas à 15 ou 20 ans, en

Allemagne à 25 ans et en Belgique à 27

ans. Les loyers sont fixes (c. à d. qu’ils ne

dépendent pas du taux d’occupation de

l’établissement), et indexés. La plupart du

temps, l’indexation est annuelle et se base

sur l’indice des prix à la consommation.

Toutefois, en Allemagne, il arrive que

l’indexation ne se fasse qu’à partir d’un

certain seuil d’évolution de l’indice et/ou

selon un pourcentage de celui-ci.

"NOUS INVESTISSONS DANS

DES ACTIFS DE SANTÉ DANS

QUATRE PAYS, QUI SE TROUVENT

À DES STADES DE MATURITÉ

DIFFÉRENTS. EN BELGIQUE, EN

FRANCE, ET, DANS UNE MOINDRE

MESURE, EN ALLEMAGNE,

ACTEURS IMMOBILIERS,

COMPAGNIES D’ASSURANCES

ET FONDS D’INVESTISSEMENTS

SE PARTAGENT LE MARCHÉ. AUX

PAYS-BAS, NOUS RENCONTRONS

MOINS DE CONCURRENCE, ET

LES TYPES D’ÉTABLISSEMENTS

DANS LESQUELS NOUS POUVONS

INVESTIR SONT PLUS VARIÉS."

SÉBASTIEN BERDEN,

HEAD OF HEALTHCARE